La religion, la classe, l'ethnicité et le sexe

La religion, la classe, l'ethnicité et le sexe

Égalité des sexes : L’égalité des sexes est un sujet très débattu au Liban. Étant exposés à la culture européenne, la plupart des Libanais aimeraient changer le système en place, même si un certain progrès a été réalisé. Par exemple, les femmes ne sont pas exclues de quelque emploi que ce soit (même de l’armée). La plupart d’entre elles finissent leurs études, ce qui leur donne un sens d’accomplissement. Au cours des dernières années, il est devenu nécessaire d’avoir deux revenus par ménage en raison des difficultés économiques que le pays traverse. La contribution des femmes à la vie économique est aussi appuyée par les leaders religieux, qui demandent uniquement un équilibre entre le travail et la famille; aussi est-il courant de trouver des femmes dans des emplois à plein temps, même lorsqu’elles sont mariées et qu’elles ont des enfants. Cependant, à certains égards, les femmes sont défavorisées au plan juridique, notamment en matière de transmission des droits de citoyenneté à leurs enfants, si le père n’est pas Libanais.

Notez qu’il est inacceptable au Liban de discuter de l’homosexualité ou de l’afficher. La religion et la culture ont tracé les limites à ne pas franchir.

Religion : La religion est le sujet le plus controversé au Liban. Officiellement, 17 confessions sont enregistrées au Liban et ce sont elles qui attirent le plus d’attention dans la vie politique et sociale. Néanmoins, d’autres idéologies et professions de foi existent aussi (en raison principalement de voyages fréquents et de vagues d’immigration massives depuis le début des années 1900).

Un grand nombre de personnes jugent que la religion est responsable de la guerre civile (1975 - 1990). Ceux qui ont dirigé la guerre ont joué sur les émotions du peuple et l’ont effrayé en soulevant le spectre des dangers posés par les autres religions. C’est autour de la religion (et non pas du nationalisme) que les différents partis politiques ont resserré leurs rangs. Néanmoins, à mi-chemin au cours de la guerre, les adeptes d’une même religion ont commencé à se battre entre eux et même des athées se sont joints à des milices aux affiliations religieuses! Tout cela laisse supposer que la guerre a été causée davantage par un sentiment tribal d’appartenance à une religion que par l’idéologie véhiculée par les religions.

Le processus de sélection d’emploi souffre de favoritisme sur des bases religieuses. Les employeurs recrutent de préférence des gens de même confession (et de même religion).

Classe : La classe moyenne a été prédominante au Liban jusqu’à ce que la guerre civile éclate. Aujourd’hui, elle se développe en une classe en cours d’appauvrissement, parallèlement à une classe supérieure qui s’enrichit. Il reste encore quelques vestiges des mouvements socialistes qui ont marqué les années 1960 et 1970. Un groupe religieux important a adopté la lutte pour l’égalité socio-économique comme plate-forme politique. Néanmoins, le Liban est un pays capitaliste sans système de sécurité sociale. Aucune mesure n’a été prise par le gouvernement pour réduire l’écart entre les classes.

Origine ethnique : Les Libanais sont tous de la même origine ethnique. Une exception toutefois : des immigrants arméniens se sont installés au Liban au cours de la Première Guerre mondiale. Tous sont naturalisés, mais ils préfèrent vivre dans leur propre quartier. Ils sont reconnus pour leur compétence et leur travail ardu.

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